conséquences désastreuses d’un revers de fortune, il venait depuis peu d’obtenir son doctorat en médecine. Comme médecin, il s’installa à Lyon avec sa famille oũ, pendant près de vingt-cinq ans,  il soulagera les souffrances des malades, surtout celles des indigents dont le tiers composait sa clientèle.

La maman de Frédéric, malgré ses nombreuses maternités et son peu de santé, s’intéressait activement, elle aussi, au soulagement des malheureux, sans négliger pour autant son foyer.

Fervente chrétienne, comme son mari, ils éduquaient leurs enfants dans une foi profonde.

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Malgré une santé qui resera toujours délicate, Frédéric, sous l’affectueuse et ferme direction de ses parents et de sa sœur aînée, trop tôt ravie à son affection, développa ses belles qualités humaines et intellectuelles, sans oublier la formation religieuse. Le Collège de Lyon, puis l’université à Paris permettent à Frédéric de parfaire son éducation et de combler, en partie, sa soif de connaissances.

Pour répondre aux désirs de son père, il étudiera le droit à Paris; mais en même temps, il poursuivait ses études littéraires qu’il préférait.

Docteur en droit, Frédéric s’établit à Lyon. Avocat, puis professeur de  droit commercial, il continue la préparation de son doctorat en lettres.

La mort accidentelle de son père, revenant d’une visite charitable, l’affligea beaucoup. Deux ans plus tard, sa mère, longtemps maladive, s’éteignit à son tour. Frédéric ressentit le vide laissé par ces deux êtres qu’il aimait tendrement et auxquels il devait tout. Il demeura très attaché aux deux frères qui lui restaient.

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